une semaine de repit

J'ai bien conscience d'etre chanceuse : une association nous offre une semaine de répit par an. nous ne pourrions nous l'offrir et c'est essentiel de se poser en famille. nous sommes en général trés bien acceuilli dans les villages vacances. nous n'avons encore jamais essayé d'inclure lohan dans les animations mais peut etre que cette fois ci .. le vvf n'y est pas tout opposé.

je vois parmi mes amies facebook dans la meme situation que moi des couples qui explosent, des familles divisées et un epuisement qui nuit a tous et a chacun.

j'ai fait avant l'arrivée de mon fils ce qu'on appelle un burn out. je me sais fragile depuis. Meme si je pouvais travailler un jour, je n'aurais assez d'energie que pour etre fonctionnaire hihihi ( c'est une boutade !)

et meme si je suis tout a fait au clair avec notre choix de faire l'ecole a la maison cette impression de devoir prendre de l'élan pour sauter d'une falaise mérite bien qu'on prenne une grande respiration ...

la CAF nous a aidé l'année derniere à completer le budget pour nous permettre de partir en pension complete. nous comptons bien en profiter ! 

 

( mes excuses donc par avance pour celles et ceux qui attendront le petit journal des amis de Lohan .. )

 

 

 

Confédération des Organisations Familiales de l’Union européenne     
Le répit: une nécessité et un droit pour les aidants familiaux   

Aider une personne dépendante requiert beaucoup d’énergie et peut être épuisant tant sur le plan physique que sur le plan psychologique. L’aidant familial est confronté à une quadruple charge affective, psychologique, physique et financière dans l'accompagnement de la personne. En l’absence de soutien, la prise en charge peut vite devenir un fardeau trop lourd à porter et entraîner maladie, fatigue, épuisement, rupture des liens familiaux et sociaux pour le proche aidant dont la qualité de vie et la santé globale sont altérées. Des études ont notamment mis en lumière la diminution de l'espérance de vie des aidants. Les facteurs conduisant au surmenage des aidants doivent être évités, ce qui ne peut être que bénéfique pour la relation d’aide et d’accompagnement, pour la vie de couple et pour la cohésion familiale. 
Les frères et sœurs d’un enfant handicapé sont, par ailleurs, particulièrement susceptibles d’être affectés par l’impact du handicap sur la famille et ont parfois besoin de soutiens spécifiques. La fatigue physique et psychologique des aidants peut également avoir des conséquences graves sur les personnes dont ils ont la charge. Elle peut aussi ruiner les tentatives des aidants d’entretenir de bonnes relations avec leurs parents ou partenaires de vie et compromettre leur parentalité. 
                                                
Le répit correspond, pour les aidants familiaux, à une réponse à un besoin de temps de pause et de détente. Il est un moyen de se ressourcer et de prévenir leur épuisement physique et psychique tout en les rassurant sur la qualité de l’accompagnement du proche aidé. L’aidant doit pouvoir prendre du répit sans que cela ait des conséquences financières, comme dans le  cas des congés indemnisés pour les travailleurs salariés. 
La solidarité familiale pallie depuis longtemps les lacunes des politiques publiques en matière de handicap et de dépendance dans les différents pays d’Europe. Les parents, les conjoints, les enfants et les frères et sœurs sont souvent sollicités (que ce soit par choix ou par défaut) pour répondre aux besoins des personnes handicapées et des autres personnes dépendantes de leur entourage immédiat en matière d’aides de toutes sortes. Cela n’est pas sans conséquence pour leur propre qualité de vie et leur santé, en particulier pour les femmes qui sont encore majoritaires à assumer ces responsabilités. La reconnaissance de droits dédiés aux aidants familiaux, à travers un statut, est donc essentielle pour leur permettre de bénéficier des mêmes opportunités que tous les autres citoyens et faire en sorte qu’ils ne soient pas pénalisés dans leur vie familiale, personnelle ou professionnelle.  
Le répit est mentionné dans la Convention relative aux droits des personnes handicapées parmi les mesures à prendre pour garantir un niveau de vie et une protection sociale adéquats . L’anticipation de l’épuisement des aidants est fondamentale aussi pour la prévention de la négligence et de la maltraitance : la Convention oblige explicitement les parties contractantes à prendre des mesures préventives appropriées contre toutes les formes de mauvais traitements ou de violence « en assurant notamment aux personnes handicapées, à leur famille et à leurs aidants des formes appropriées d’aide et d’accompag nement adaptés au sexe et à l’âge »  . Les aidants familiaux ont donc le droit d’être aidés et accompagnés dans leur tâche, et la meilleure façon de les aider est de mettre en place des prestations financières, des services de qualité (y compris des services de répit) et des solutions adéquates de manière à leur permettre de trouver un équilibre entre leur vie familiale, professionnelle et privée.  
L’ « accès à diverses mesures offrant aux familles un te mps de répit pour éviter les s it u a ti o n s d e c ri s e »  , enfin, est cité explicitement parmi les aspects essentiels à prendre en compte par la recommandation du Conseil de l’Europe relative à la désinstitutionalisation des enfants handicapés et à leur vie au sein de la collectivité: les États doivent « fi n a n c e r e t m e t t r e à l e u r dis p o s iti o n t o u t u n e g a m m e d e s e r vi c e s d’excellente qualité parmi lesquels les familles d’ enfants handicapés pourront choisir diverses aides adaptées à leurs besoins ».

http://coface-eu.org/en/upload/04_Policies_WG2/2010%20COFACE-D%20respite%20fr.pdf

 

 

 

 

 

 

 
 

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